• Edito 5 du 5 mars 2016

    Conseiller ou consultant ?

    Alors que le CNFPT réfléchit actuellement à l’actualisation de la fiche métier « Conseillère / Conseiller en organisation », nous avons pu nous procurer un document de travail interne sur les perspectives d’emploi de ce métier considéré « à forte évolution de compétences ».

    On y apprend que fin 2012, les conseillers en organisation représentaient 500 agents, principalement dans les départements (1/3), les EPCI (1/4) et les communes de plus de 80 000 habitants (13%).

    Il est heureux que le CNFPT se penche sur la question car cela ne reflète plus la réalité que l’on connaît aujourd’hui. Prenons juste l’exemple des centres de gestion qui recrutent régulièrement des consultants en organisation. En 2012, ces établissements n’employaient que 3,5% des effectifs territoriaux du métier !

    A propos, conseiller ou consultant, interne ou pas ? Il suffit de constater la diversité des intitulés de poste des membres de notre réseau pour se convaincre que ce n’est pas tant l’appellation qui importe mais plutôt le fait de partager une posture, des principes éthiques et un cadre d’intervention. C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’a été coconstruite la Charte nationale du conseiller (interne) en organisation.

    En 2012, le profil-type était une femme, cadre A titulaire de 44 ans. Près de 40% des agents étaient rattachés à une équipe de direction, seulement 8% au personnel et RH et 11% « inclassables » !

    Sans données statistiques récentes à l’appui, difficile de se prononcer sur le sujet et l’on attend avec impatience de connaître le résultat des travaux du CNFPT.

    Dans le contexte de réforme, de transferts et de mutualisations, il apparaît évident que notre métier suscite un intérêt croissant chez les cadres dirigeants des collectivités et établissements publics, reste à savoir quelle tendance va s’affirmer : va-t-on vers le développement du conseil en organisation répondant à une vocation d’accompagnement au changement sur les aspects management et RH, ou vers la mobilisation d’une expertise technique « méthodes et organisation » pour une recherche d’efficience ?

    L’avenir nous le dira…

    Philippe GAMBIER,

    Président de l’ANDCO